IBM intensifie son jeu quantique avec le dévoilement de deux nouvelles puces quantiques, les Nighthawk et Loon. Quel est le problème ? Eh bien, IBM pense que ces puces pourraient ouvrir la voie à la réalisation de ce que l'on appelle l'« avantage quantique », c'est-à-dire que les ordinateurs quantiques résolvent les problèmes plus rapidement que les ordinateurs traditionnels. L'objectif est d'atteindre ce jalon avant 2026.

Les puces Nighthawk et Loon abordent la connectivité des qubits de différentes manières, visant moins d'erreurs et des calculs plus complexes. Parmi les deux, IBM est particulièrement optimiste quant au potentiel de Nighthawk pour atteindre cet avantage quantique. La version qui sera déployée auprès des partenaires d'ici la fin de l'année prochaine comportera 120 qubits, reliés par 218 coupleurs avancés disposés en une grille carrée. Cette configuration, selon IBM, devrait permettre des circuits avec 30 % de complexité en plus tout en maintenant des taux d'erreur faibles. Imaginez gérer des problèmes de calcul qui nécessitent jusqu'à 5 000 portes à deux qubits !

La puce Loon est plus expérimentale. Ce qui la distingue, c'est qu'elle connecte les qubits horizontalement et verticalement sur la puce. Cette connectivité supplémentaire se traduit par encore moins d'erreurs et par la possibilité de calculs plus complexes, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles applications concrètes pour les ordinateurs quantiques. Je trouve cette approche assez innovante, car elle explore différentes dimensions de la connectivité.

Suivi de l'avantage quantique

Pour couronner le tout, IBM contribue également à un nouveau suivi de l'avantage quantique dirigé par une communauté d'experts, dont Algorithmiq, des chercheurs du Flatiron Institute et BlueQubit. Ce suivi soutiendra les expériences axées sur l'estimation observable, les problèmes variationnels et les problèmes avec une vérification classique efficace. IBM encourage également d'autres chercheurs à contribuer. Il semble qu'IBM essaie de créer un environnement ouvert et collaboratif pour faire progresser le domaine de l'informatique quantique.

L'approche adoptée par IBM diffère un peu de celle de certains concurrents. Au lieu de se concentrer sur des groupes de qubits plus importants, il semble qu'IBM soit plus intéressé par la connexion de qubits en plus petits groupes. Je pense que cela pourrait être une stratégie gagnante.